Dear Diary·Ecriture

Et maintenant, on fait quoi ?

(via we heart it)

Mots : 50 015
Victoire : validée !

Coca : sans caféine, merci, maintenant je peux dormir la nuit
Chocolat : trois spritz chocolat au lait, un fondant chocolat caramel. Ou deux. On verra.

Donc, voilà, le Nano, c’est fini.
Un mois de mots, de virgules, de ratures, de mais tu gagnes quoi au fait. Rien ? Mais c’est pas un concours alors ?
Un mois à écrire avec mon coeur (et mon ordinateur) ce roman qui me fait encore vibrer, cinq ans après l’avoir entamé.
Un mois à faire partie d’un groupe de dingues qui arrêtent tout, trente jours durant, pour tenter de réaliser leur rêve.

La vie, les autres, le train, la nuit, les infos, le temps qu’il fait … tout disparaît pour laisser place à l’écriture. Aux notes tremblantes écrites à la main dans le bus qui valdingue. Sur un coin de ticket de monoprix parce que c’est tout ce qui reste parce que j’aurais pas dû prendre un sas aussi petit je peux pas mettre de carnet dans un sac aussi petit.

Et ces 50 000 mots qui ne sont qu’à moi. Qui ne sont que le début. Le roman est loin d’être terminé. Maintenant la question qui se pose … aurais je le cran de continuer ? Sans cette dead line quotidienne, sans ce but dans les prochains 30 jours, puis les suivants, puis les suivants, pourrais je me tenir à ce rythme d’écriture ?

J’ai peur du vide qui va rester après la fin. Comme quand on revient de colonie de vacances. C’était bien, c’était l’été, un autre monde, d’autres amis, on était qui on voulait être, le temps d’un mois ou deux. Et puis on rentrait. Seul. Fini les parties de rigolades dans le parc, les baignades à la piscine, les cours de théâtre d’impro, fini les garçons mignons qui ne te remarquent même pas, les copines pour la vie … à qui on n’a jamais écrit depuis. Parce qu’on rentre et que la vie, la vraie, la normale, reprend son cours et que les vacances n’ont plus rien à y faire.

Le nano, c’est comme les colonies.
Beaucoup de bonheur d’un seul coup puis plus rien.

Et puis j’ai peur de me remettre à procrastiner. C’est si facile, de procrastiner. Si doux. Si confortable.

C’est surtout très nul, oui. Ca sert à rien, ça rend pas fier, ça fait pas rêver la nuit.
Allez, on se reprend, ma tête, on se secoue, mes méninges, et on continue, go go go jusqu’au bout, jusqu’à pouvoir faire lire ce truc à quelqu’un qui dira à c’est ça que tu écrivais, ouai, et alors ?

Ou pas.

Je suis entre deux, là, entre deux jours, entre deux mois, entre deux « moi » aussi.

Si on poursuit son rêve suffisamment longtemps, vous croyez qu’on finit par le rattraper ?

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2 réflexions au sujet de « Et maintenant, on fait quoi ? »

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