Ecriture

The dreams in which I’m dying

Les bougies ont commencé à fondre sur le glaçage du gâteau il y a plus d’une heure et il est toujours assis sur sa chaise à attendre l’autre qui ne viendra pas.

La cire bleue se mélange au fondant blanc qui recouvre le moelleux à l’ananas. Dans son cœur l’espoir à son tour fond peu à peu. Il n’y a pas de larmes, pas encore, juste les bruits de la rue, les voitures qui passent et ramènent les gens chez eux, il y a des gens qui rentrent chez eux, qui n’oublient pas les anniversaires, des gens heureux de retrouver leur bienaimé.

La cire a coulé jusque sur la nappe jaune et s’accumule sur le tissu froid. Il ferme les yeux. Il repense à leur dernière conversation, il essaye de déceler les signes, il essaye d’entendre ce qu’il n’a pas écouté, mais rien, il n’y a rien, que des mots joyeux mélangés à des mots de tous les jours. Il entend sa voix. Rien. Aucun indice.

Peut être devrait-il imaginer le pire. Peut être devrait-il le chercher dans les hôpitaux. Peut être. Mais il ne le fait pas. Il préfère imaginer que son bienaimé ne rentrera pas ce soir plutôt que penser qu’il est allongé dans un fossé, le crâne ouvert, la voiture enfoncée dans un arbre.

Il préfère être celui que l’on quitte plutôt que celui qui survit.

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