Ecriture

Les enfants de Féérie, extrait

Un petit bout de nano, détaché du reste, un morceau du Grand Nimportequoi, écrit avec les mots imposés suivants :

@super_ficielle : Buffalo , rdv à confirmer, vernis rouge, scintiller
@nyrelis : Soleil, plage, pavé(s), caliente, glace pistache 
@mis_ato : dichotomie
@quenouille : amas, lame, commandant

J’ai adapté certains mots, pour garder l’esprit du roman-qui-n’en-est-pas-encore-un, mais ça m’a bien aidé, mine de rien, alors merci !

Marianne et Tristan

Les souvenirs du soleil chaud sur ses épaules et du sable sous ses pieds s’effacent en même temps que son vernis rouge s’écaille, elle en a pleinement conscience. Les vacances sont déjà loin. Debout à côté d’elle, son amant a renfilé sa chemise et ses bottes en peau de Buffalo, peigné l’amas de cheveux qui lui couvre la tête, couvre sa jolie tête posée sur son joli visage. Le Commandant Tristan de Beaucaire a encore le goût de la glace à la pistache sur le bout de la langue, mélangé au doux parfum de la peau de son amante. Le futur goût des regrets.

Lady Marianne, autrefois Première Lame de l’Armée des Insoumis, soupire. Le parc qui s’étend devant elle n’a rien des champs de bataille où elle a grandit, combattu et aimé. Aucune ressemblance non plus avec les plages de Dichotomie, pays oublié de Féérie, où chacun peut choisir d’être un autre.

Mais pourquoi diable avaient ils confirmé ce rendez vous ? Pourquoi ne pas être restés sur cette plage caliente plutôt que de revenir dans cette ville aux rues pavées, sinistres et grises.

Une vieille promesse, voilà pourquoi.

Et maintenant, ils attendaient une dizaine d’ados boutonneux dotés de pouvoirs plus ou moins efficaces, tout ça parce que le directeur avait décidé qu’ils devaient apprendre à manier l’épée.

Leurs épées, Marianne et Tristan les portaient, scintillantes, à la ceinture, pour annoncer la couleur et parce qu’on ne sait jamais ce qui se cache dans un buisson.

L’heure passait et un groupe sortit du château.
« Les voilà » se dit Lady Marianne « voilà les fées de demain. Mon dieu, protégez nous. »

Lady Marianne n’avait pas confiance. Elle avait tort. Mais un peu raison aussi, quand même.

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