Dear Diary

La fille qui flippait plus vite que son ombre

Il était une fois une fille qui disait qu’elle n’aimait pas les gens.  Elle évitait d’avoir trop affaire à eux dans l’intimité, évitait les soirées, évitait les rendez vous.

La fille  qui aimait les téléfilms allemands à l’eau de rose n’avait pas toujours été comme ça. Elle aimait aller danser, elle aimait finir une journée de travail en partageant un verre avec ses collègues, parfois elle allait même voir les pièces de théâtre que l’un des collègues jouait en amateur.

La fille qui cuisinait pour une personne avait de bons souvenirs d’anniversaire au milieu des inconnus et des bouteilles de vodka, ivre des baisers volés et de liberté.

La fille qui peignait ses murs en bleu était seule, si seule, que même l’espoir de jours meilleurs n’entrait pas chez elle.

Et puis un jour, sans tambour ni trompette, la vie a changé.

La fille qui écrivait des histoires d’amour n’avait pas encore besoin d’un agenda, mais elle sortait de chez elle pour autre chose que pour le travail ou les courses.

La fille qui pouvait écouter une chanson en boucle 57 fois dans une journée s’est mise à parler aux autres. A leur répondre, à engager la conversation. Derrière son écran, d’abord, puis en vrai.

La fille qui aimait manger ses sushi toute seule a appris à demander une table pour 4, merci.

De sa vie d’avant, cette fille avait gardé une appréhension des nouvelles rencontres. Plus de 5 personnes et c’est la panique. Comment je m’habille. A quelle station de métro je descends. Comment je les reconnais, dans le resto.

Est ce qu’ils vont m’aimer ?

Parce que oui, toutes les peurs de la fille qui aimait un peu trop le chocolat se résumaient à cela. Vont-ils l’aimer, elle qui n’est pas grand chose, elle qui ne sait rien sur rien, elle qui rit pour cacher qu’elle n’a pas compris ce qu’on vient de lui dire.

Vont-ils l’aimer autant qu’elle les aime ?

Parce que s’il y a une chose qu’elle sait faire, la fille qui met des papillons dans ses cheveux, c’est aimer. Si elle dit le contraire, c’est qu’elle a peur de souffrir.

Si un jour vous rencontrez cette fille qui dit qu’elle n’aime pas les gens mais qui met des coeurs sur ses « i », prenez la dans vos bras et sentez son coeur battre.

Il bat pour vous.

Mais si jamais vous abîmez son coeur, prenez garde.
La fille qui vous sourit à maintenant des amis et ils ne vous laisseront pas vous en tirer comme ça.

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4 réflexions au sujet de « La fille qui flippait plus vite que son ombre »

  1. Mais cette fille-là n’a rien à craindre. Ses amis l’aiment, même ceux qui ne l’ont jamais rencontré. Et se sentir bête parce qu’on n’a pas compris une allusion, une réplique, ça arrive à tout le monde. Même, je pense, aux thésardes qu’on a dans nos T-list. *hugz*

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  2. Très joli billet dans lequel je me retrouve assez!
    Je suis une véritable ourse qui se botte plus que jamais les fesses pour sortir de sa caverne… d’un naturel très timide, ce n’est pas évident tous les jours!
    En tout cas, bel article!

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