Dear Diary

A chaque fois

A chaque fois que j’entends une chanson de Gérald De Palmas, je pense à lui.

Ça le fait aussi avec Cabrel, mais c’est plus instantané avec De Palmas. Je me prends un flash back de 15 ans. Putain, 15 ans. Je portais un pantalon jaune à l’époque, du vernis différent à chaque doigt et du rouge dans mes cheveux. J’étais jeune, je testais des trucs.

Avec ma meilleure amie de l’époque,on allait danser tous les jeudis dans cette boite dont je n’arrive pas à me souvenir du nom.  Banquettes en velours rouge. Musique des années 80 au sous sol. Rêves post adolescents en bandoulière. Le jeudi c’était bien il n’y avait pas trop de monde, juste ce qu’il faut pour se perdre dans la masse et danser sans penser à rien mais sans être bousculée. On rentrait en taxi à 5h du matin et on prenait le petit déjeuner avant d’aller en cours.

A l’époque j’avais du succès auprès des experts comptables, allez comprendre. Mais les comptables me paraissaient barbants, en ce temps là. Qu’est ce que je donnerais pas maintenant pour rencontrer un type stable et qui sait gérer son capital …

Je préférais les types qui ne me voyaient pas. Du genre cool. Plus âgé. Crâne rasé façon Fabien Barthez. Et qui me voyait comme la petite soeur qu’il n’avait pas eue.

Les matins de quand j’avais 20 ans, je me levais avec la certitude de passer une bonne journée à ses côtés. Et mes nuits étaient comblées de fantasmes à son sujet (je peux le dire maintenant, y a prescription). Ma vie était parfaite.

Parfaitement imaginaire, mais parfaite quand même.

J’étais apprentie libraire. Il se rêvait scénariste, je me rêvais écrivain. On parlait cinéma, musique et avenir. Je me moquais de son goût pour Cabrel, il se moquait de mon gout pour Cher.
Que celui qui n’a jamais dansé sur Do you believe in life after love me jette la première pierre.

J’étais fascinée, tout simplement. Il avait 12 ans de plus que moi, forcément, ça faisait de lui un homme, un homme avec l’expérience de la vie, la sagesse, tout ça.

Aujourd’hui je me demande qui il était vraiment, derrière mes oeillères de midinette.

Il a plus de 40 ans, maintenant et bon sang qu’est ce que j’aimerais savoir ce qu’il est devenu. J’aimerais le croiser un jour, j’aimerais savoir s’il a eu tout ce qu’il voulait dans la vie. Il voulait une famille, il voulait faire un film, il voulait quitter Paris. Moi je voulais qu’il me regarde.

Je vais quand même pas m’inscrire sur Facebook  juste pour avoir des nouvelles.

Non.

Non.

Ou alors …

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4 réflexions au sujet de « A chaque fois »

  1. J’ai un peu le même symptôme, mais avec Hervé Vilard (la grande classe, je sais) (et Georges Delerue, déjà mieux) (sauf que je suis sur Facebook, qu’en 2008 il ne voulait pas qu’on soit ensemble pour ne pas me faire souffrir en me quittant deux ans plus tard (si si), qu’il est toujours célibataire et moi pas … WIN !)

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  2. Ce syndrome m’a poursuivi jusqu’au jour ou par l’intermediaire de facebook , il m’a envoye un grand mail de 3pages, pour m’expliquer. Me dire que c’etait juste pas le bon moment mais qu’il se rappelle encore de moi, et qu’il aura tjs ce souvenir. Mais il heureux et moi aussi, et j’adore ca. Un de moins sur ma liste des ‘mais ??? »… Et sinon tu m’as colle depalmas ds la tete…

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