Culture, Voyage & Curiosités

{cinéma} Warm Bodies

[SPOILERS] pour Warm Bodies et j’avais prévu une évocation de Silver Linings Playbook (Happiness Therapy) mais en fait non, ça  va faire trop pour un seul article.

Et aussi, attention article un peu long et décousu. J’ai perdu l’habitude.

J’avais vu la bande annonce de Warm Bodies malgré moi, lors d’une précédente séance de cinéma, bande annonce qui racontait, à priori, quasiment tout le film, en tout cas, l’évolution de la relation entre les personnages principaux de l’histoire, Julie et R. Du coup, je ne m’attendais pas à une vraie surprise, juste à une romance sur fond d’apocalypse zombie.

Et ben en fait, ce film est bien plus que ça.

D’accord, tout part de la rencontre entre Julie (vivante, humaine) et R (mort, zombie, ne se souvient plus que de la 1ère lettre de son prénom)(et encore c’est pas sûr). Et ce sont leurs sentiments qui vont déclencher la guérison de tous les zombies. L’amour qui guérit. Fait battre les coeurs. Se propage comme une épidémie et ramène un par un les zombies à la vie.

Sauf les très vilains, les Osseux, parce que faut pas déconner, si y a plus de méchants à dézinguer, tu le finis comment, le film ? Comment tu amènes l’armée d’humains à se battre aux côtés des zombies, et pas contre eux ?

Parce que le vrai message c’est l’entraide. La communication. La confiance. Tout ce qui manque à ce monde post apocalyptique, et par extension à notre monde actuel puisque c’est typiquement le genre de film qui va utiliser un monde qui n’existe pas mais qui pourrait pour dénoncer ce qui tourne pas rond dans notre monde réel, actuel.

Et c’est bien fait. Peut être un peu moralisateur si on veut vraiment pinailler sur le « aimez vous les uns les autres au lieu de devenir des étrangers vivants côte à côte sans se connaître ni se comprendre ». Mais on peut aussi ne pas pinailler et juste avoir un noeud au ventre et les larmes aux yeux quand R redevient humain (on peut même être cool sur le fait que ça se passe dans un bassin d’eau, façon baptême, et toute la symbolique religieuse qui peut se cacher derrière).

On peut être simplement ému quand M, l’ami de R devient leader de la troupe de zombies prêts à aider les humains qui eux seraient plutôt prêts à leur balancer du plomb dans la cervelle. Littéralement, je veux dire, l’armée, les flingues, tout ça.

Il y a aussi ce zombie qui réapprend à jouer au baseball avec un des militaires. L’image classique américaine, d’habitude un père et son fils, le baseball n’a surement pas été choisi au hasard. Là ce sont deux personnes très différentes et qui vont se lier contre toutes attentes.

Et puis Nora, l’amie de Julie (un très chouette rôle de sidekick féminin, je trouve, pas potiche ou nunuche) qui deviendra infirmière, comme dans le rêve qu’avait fait R, son premier rêve. Un rêve prémonitoire ? Un mystère de plus dans l’histoire …

En parlant de personnage féminin, Julie est très réussie, à la fois forte face à la menace, capable de se servir d’une arme, déterminée, sachant prendre ses propres décisions contre l’avis de son père, mais aussi une ado un peu perdue face à R et à ce que leur rencontre déclenche en elle. Une ado avec des problèmes ordinaires d’ado.

Il y a un petit côté Roméo et Juliette dans leur histoire, deux jeunes dans des clans opposés, mais pour moi leur relation commence surtout par de la curiosité. De la peur bien sûr, pour Julie (enlevée par un zombie, qui n’aurait pas peur) mais surtout, de la curiosité. Pourquoi l’a-t-il sauvée ? Qui est il ? Quelle est sa vie ?

J’ai beaucoup aimé la narration en voix off de R. Don’t be creepy. Don’t be creepy. Say something human. Et le jeu de Nicholas Hoult. Et les effets de maquillage, qui peu à peu, subtilement, le font passer de zombie à vivant.

Bon j’ai un peu l’impression de partir dans tous les sens avec cet article, du coup je sais pas où caser ça, mais en fait le zombie n’est qu’une image d’un ado lambda, avec ses problèmes de peau et sa façon maladroite de parler à une fille qui lui plait.

Parmi les autres choses que j’ai aimé, l’importance de la musique et des souvenirs et surtout, de partager les deux avec bienveillance.

En fait, ce film n’est pas vraiment un film de zombies. Plutôt une excuse pour parler de la vie, des gens, de la solitude, d’être différent, d’être entouré, d’être accepté pour qui on est et finalement de trouver sa place dans ce monde.

D’accord il mange des cerveaux pour se sentir vivant, mais bon, ça c’est un détail, non ?

Ce que je retiens de ce film …

Au milieu de la bataille, on trouve des alliés inattendus si on veut bien garder les yeux (et le coeur) ouverts.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s