Dear Diary

Cacophonie

radios

Parfois ma tête est vide. Parfois elle est pleine d’angoisse. Parfois j’ai une idée, une seule, et je la suis. Ce soir j’ai l’impression d’avoir des milliers d’histoires dans la tête qui courent, qui planent et qui se télescopent en faisant du bruit et des étincelles, qui hurlent pour sortir ou qui chuchotent pour que je prenne le temps de les poser sur le papier, en douceur.

C’est un peu comme ces vidéos de fleurs qui naissent, poussent, fleurissent et meurent en accéléré sous nos yeux sauf qu’il y aurait tout un champ de fleurs à observer en même temps. Par où commencer ? Comment être sûr de ne rien rater ?

Je crois qu’on n’est jamais sûr, il n’y a pas de méthodes. Noter, tout noter, tout ce qui vient même le plus anodin, même ce qui n’a aucun sens pour l’instant … c’est un début mais c’est tellement moins que tout ce qu’il y a dans ma tête. Les impressions, les images fugaces, les ombres qui passent si vite que j’ai à peine le temps de réaliser leur présence, les sentiments fragiles sur lesquels il est difficile de mettre des mots alors que je sens qu’il y a quelque chose d’important là, je ne veux pas les laisser s’échapper.

Et pourtant, tout s’échappe.

Le temps d’aller sortir le carrot cake du frigo (un petit tour au Marks & Spencer parisien après le ciné, un pur bonheur) et j’ai trouvé une meilleure image pour expliquer l’intérieur de ma tête quand je suis en phase créative.

C’est comme une pièce où vous auriez allumé 50 postes radio, chacun jouant une musique différente ou en décalée par rapport aux autres et que j’essayait de déchiffrer les paroles de chansons que je n’ai jamais entendu avant.  Il y aurait aussi au milieu de cette cacophonie des paroles que j’ai déjà entendues et d’autres qui, je le sais, ont été écrites par d’autres que moi. Et je dois faire attention à trier, à ne pas mélanger, en plus du déchiffrage.

Voilà.

C’est comme ça, dans ma tête. Et c’est assez chouette, hein, ne pensez pas que je me plains, je préfère encore ces périodes d’hyper inspiration aux périodes où plus aucune radio ne fonctionne et je sais même pas si en changeant les piles ça résoudrait le problème.

Mais il y a ce côté frustrant et cette peur de passer à côté de quelque chose de précieux, de rater l’idée du siècle …

Et si déjà au lieu de parler d’écrire j’allais écrire pour de vrai, hein ? Je peux par exemple commencer par retravailler les 500 mots écrits cette nuit, histoire de continuer mon défi de mai !

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